Violaine Marie Michele Fong: De gérante de maison close à bonne

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Six ans après son arrestation, le jugement est tombé. Mais Violaine Marie Michele Fong, accusée de gérer une maison close, soutient s’être repentie depuis, et demande la clémence des autorités.




Mo ene lot dimoune aster. Mon changé. Mo travaille kouma bonne aster.

C’est ce qu’a déclaré Violaine Marie Michele Fong Pen Cheong en cour intermédiaire, mercredi 20 septembre. Six ans après son arrestation, la femme âgée de 35 ans a été jugée coupable d’assisting in the keeping of brothel.

Le jugement a été rendu cette semaine. La “masseuse” de Sparking Beauty Care Centre, à Glenpark, ainsi que la directrice du salon, Seeta Devi Padaruth, ont écopé de six mois de prison chacune.

Cependant, leur peine a été commuée en travaux communautaires. Un rapport de leur probation officer est attendu le 5 octobre pour déterminer si elles sont aptes à les entreprendre.

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Violaine Marie Michele Fong Pen Cheong, âgée de 35 ans, fait aussi l’objet d’une plainte sous la forme d’une precautionary measure, qui a été déposée contre elle par une journaliste, le 20 septembre, au poste de police de Pope Hennessy. Elle aurait tenté d’intimider cette dernière dans l’exercice de ses fonctions, à la suite de l’annonce de la sentence.

L’affaire remonte à mai 2011. La trentenaire a été surprise en train de pratiquer une fellation sur un des clients du salon Sparking Beauty Care Centre. Qu’est-ce qui a poussé cette mère de deux enfants en bas âge à entreprendre ce “métier” ?

Elle a raconté à la police avoir vu une offre d’emploi dans le journal où selon elle, une masseuse était recherchée pour travailler dans le salon. Etant mère célibataire, elle était la seule à subvenir aux besoins de ses deux enfants. Elle a donc postulé pour l’emploi, qu’elle a obtenu, d’ailleurs. Elle raconte:

Mo ti p gagne Rs 2 000 par mois. Après pou sak massage, ti p paye mwa Rs 100. Pou ban massage additionnel, client la ti p paye nous dans cabine. Madame la ti explique mwa ban lézot activités.

A la suite de son arrestation, elle a présenté ses excuses, soutenant que c’est sa situation financière qui l’a poussée à accepter cet emploi. Elle a affirmé en cour:

Mo promette mo pas pou réfaire ca travail la.

L’habitante de Cité Vallijee a indiqué en cour qu’elle avait changé de vie depuis et aurait décroché un job de bonne chez un médecin dans la capitale.