[Vidéo] Le combat d’une mère réunionnaise pour récupérer ses filles à Maurice

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Depuis plus d’un an et demi, une mère de famille réunionnaise n’a plus la garde de ses deux filles. Et ce, après une séparation compliquée avec leur père, avocat influent installé à Maurice. Également avocate, elle a usé de tous les recours avec la justice mauricienne, et en appelle aux hommes politiques réunionnais.




Un divorce difficile à l’île Maurice, et, au coeur de cette bataille juridique, deux petites filles : Samantha et Savanna. Parce qu’elle pense les perdre, Diana les prend avec elle, sans prévenir leur père. Pendant deux ans et demi, elle les élève seule en France. Toutefois, la justice mauricienne finit par la rattraper.

C’est une erreur, je ne vais pas dire le contraire, mais je n’avais pas le choix. Parce que finalement mon point de vue se confirme. Là-bas à l’île Maurice, je n’aurai pas eu un traitement équitable.

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"Ma carrière, ma famille, mes amis... Oui, j’ai tout sacrifié"

La justice française s’est déclarée incompétente dans cette affaire. Depuis 18 mois, la mère de famille se bat contre le système mauricien. Elle a tout laissé derrière elle pour venir s’installer à La Réunion. Désormais, elle ne voit qu’une seule fois par mois ses filles à Maurice. Et seulement dans des lieux publics.

Ma carrière, ma famille, mes amis... Oui, j’ai tout sacrifié. Le fait que je me rapproche d’elle, c’est évidemment qu’elles voient que je suis là pour elles. Je suis à 238 kilomètres, et je ne peux pas les voir tout le temps, comme tous les parents de la Terre.

Aujourd’hui, Samantha a 11 ans, et Savanna 5 ans. L’aînée souhaite rester avec son père, mais pas la dernière. C’est pour elle que Diana se bat.

"Même en me rapprochant d’elles, je n’aurai qu’un droit de visite"

Chaque minute, quand je prends les transports en commun et que je vois des enfants qui sortent de l’école, quand je vais dans une boulangerie, quand je vais dans les magasins... Tout me rappelle mes enfants et la vie que j’avais avant.

La quadragénaire a pratiquement épuisé tous les recours possibles.

Même si j’étais restée là-bas et que je m’étais installée à l’île Maurice, je n’aurai jamais la garde de mes enfants. C’est ça le drame : même en me rapprochant d’elle, je n’aurai qu’un droit de visite.

Diana ne passera pas les fêtes de fin d’année avec ses filles, pour la deuxième année consécutive.