Trou-aux-Biches: Les habitants outrés par le nombre de pensionnats

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C’est à travers un email adressé à Mo Ti News que les habitants du village côtier de Trou-aux-Biches montrent leur mécontentement et leur frustration face au nombre grandissant de Guest houses dans cette région.




Les habitants disent vivre dans la crainte, après le récent meurtre, survenu à la Villa Lotus, il y a quelques semaines.

Selon eux, il est impérieux de faire quelque chose car ils ne sentent plus en sécurité. D’ajouter que leurs nombreuses démarches auprès des autorités concernées sont restées vaines.

Les forces vives de Trou-aux-Biches mènent elles aussi un combat contre ces pensions de famille depuis des années. Georges Alexandre, leur président, explique que les habitants ont assisté impuissants à la prolifération de ces pensions de famille dans la région année après année:

Avant nous n’avions pas ce genre de problème. Les pensionnats étaient utilisés pour accueillir les touristes. Cependant, maintenant, ils sont loués à tout le monde. Plusieurs jeunes viennent louer des chambres et s’y éclater, ce qui entache la réputation de l’endroit.

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De plus, affirme le président, ces pensions de famille encourageraient le vol, la prostitution, les agressions mais aussi le trafic de drogue:

Toutes sortes d’activités illégales se déroulent en toute impunité dans certaines guest houses.

Plusieurs mois se sont écoulés depuis que les forces vives ont sollicité l’aide des autorités sans qu’il n’y ait des actions ou des interventions. Notre interlocuteur ajoute:

Il y a même eu un meurtre le mois dernier. Et rien n’a changé depuis.

Il explique que de nombreuses lettres ont été adressées au commissaire de police, au président du conseil de district de Pamplemousses et au Premier ministre sans que cela n’ait eu un quelconque effet.

Les forces vives sont aussi très remontées car plusieurs propriétaires sont des gens résidant en d’autres lieux. Mais pourquoi, viennent-ils uniquement à Trou-aux-Biches pour implanter ces pensions de famille, se demande Georges Alaxandre:

Nous lance zot ene appel, al faire ca bann zafer la kot zot. Pas vinn sali nous l'endroit.

Critères à respecter

Sollicité pour une réaction, Sunael Purgus, président du conseil de district de Pamplemousses, dit qu’il y a des critères bien établis à respecter avant qu’un permis ne soit accordé aux pensions de famille:

Si quelqu’un entame des démarches et que tous ses papiers sont en règle, nous devons lui accorder le permis. Toutefois, si des activités louches s’y trament, c’est à la police de s’en charger.