Quatre-Bornes: Un médecin indien accusé d'harcèlement sexuel

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Harcèlement sexuel et moral, abus de pouvoir… Tels sont les reproches faits à un médecin indien.




Il se chuchote que le médecin ferait la pluie et le beau temps dans cette clinique, à Quatre-Bornes, la direction lui ayant donné la permission de s’occuper des affaires administratives. Ceux qui ne lui feraient pas plaisir seraient transférés dans des départements complètement différents. Le médecin les harcèlerait même moralement.

Les employés de la clinique soutiennent qu’il abuse de son pouvoir. Ceux qui le côtoient le qualifient de “grossier et arrogant”. Une infirmière, qui compte plus de dix ans d’expérience, aurait récemment soumis sa démission. La raison ? Elle n’a pas voulu se laisser faire par le médecin.

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Certains docteurs se plaindraient aussi de ce dernier. Ils n’apprécieraient pas le fait qu’il se mêle des dossiers qui ne le regardent pas. Les employés de la clinique comptent adresser une lettre aux ministères du Travail et de la Santé pour le dénoncer. Une pétition sera également envoyée au BOI pour que le contrat d’embauche du médecin soit revu.

Les employés ont même l’intention de porter plainte à la police contre le médecin pour harcèlement sexuel. Ce dernier, âgé de 45 ans, aurait les mains baladeuses. Il se servirait des jeunes infirmières. Plusieurs plaintes ont été faites en ce sens à la direction.

Noun porte plainte ar la direction mais zot pann faire nanyen contre docteur la.

Sollicité, l’un des directeurs de la clinique affirme qu’il n’y a jamais eu de plainte contre le médecin. Il avance qu’une enquête sera initiée. Une jeune femme mariée, qui travaille à la clinique, nous déclare:

Kan nous réfuse so bann avances, li dire li pou mette nous dehors.

Elle ajoute qu’elle a dû se plier aux avances du spécialiste qui l’aurait manipulée.

Les infirmières disent qu’elles ne se sentent plus en sécurité.

Le médecin est arrivé à Maurice, il y a quinze ans. Il aurait laissé sa femme et ses enfants en Inde pour venir travailler dans un hôpital public ici. Mais après plusieurs plaintes, le ministère de la Santé aurait décidé de mettre un terme à son contrat. Il a ensuite été approché par la clinique.