Propos sectaires: Descente du CCID au ministère du Logement et des terres

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Trois personnes, dont une femme, ont porté plainte après les propos sectaires de Showkutally Soodhun, vice-Premier ministre et ministre du Logement et des terres, hier, jeudi 9 novembre.




Showkutally Soodhun

Le premier à avoir porté plainte contre Showkutally Soodhun est Désiré Johnson. Ce dernier est candidat à l’élection partielle dans la circonscription n° 18 (Belle-Rose – Quatre-Bornes). Il est arrivé au CCID accompagné de Me Anoup Goodary.

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Désiré Johnson

Les autres plaintes sont celles de Priscilla Ecroignard et de Johnny Lamecque, un travailleur social de Roche-Bois.

Mais, déjà, une enquête a été initiée au CCID depuis hier matin, après que le commissaire de police Mario Nobin a obtenu une clé USB de Pravind Jugnauth pour faire la lumière sur les propos sectaires que Showkutally Soodhun a tenus dans le boardroom de son ministère au cours d’une réunion.

La première étape de cette enquête a démarré par une descente au ministère des Terres et du logement. Tôt hier matin, une entrée a été effectuée dans l’Occurrence Book (OB) 1189/17 au CCID pour stirring racial hatred.

C’est ainsi que, durant la matinée, une équipe du CCID s’est rendue dans les locaux du ministère des Terres et du logement dans le but d’obtenir l’identité de ceux qui avaient assisté à cette réunion.

D'après nos renseignements, cette réunion qui s’était déroulée le 17 juillet 2017 était spontanée. C’est après une manifestation devant le ministère par un groupe de personnes qui s’opposaient à la construction d’un complexe de la NHDC à Bassin, Quatre-Bornes, que le n° 4 du gouvernement avait accepté de recevoir ces personnes pour écouter leurs griefs.

Selon une source au QG de la police, l’aide des techniciens de l’IT Unit a été sollicitée pour récupérer les données sur la clé UBS. Une transcription est en cours concernant les propos tenus au cours de cette réunion.

Un des partisans à cette réunion, qui a témoigné contre Soodhun dans une vidéo, intéresse particulièrement les enquêteurs. Ces derniers veulent enregistrer sa déposition pour confirmer les propos tenus.

C’est le patron par intérim du CCID, le surintendant de police, Seeparsad Mannaram, qui supervise cette enquête en l’absence de l’assistant commissaire de police, Devanand Reekoye, qui est en mission à l’étranger.

Que risque Soodhun ?

Showkutally Soodhun risque de faire face à une charge de sédition et d’incitation à la haine raciale en vertu de l’article 282 du code pénal. Si une charge est retenue contre lui, il est passible d’une amende n’excédant pas Rs 25 000 et d’une peine d’emprisonnement n’excédant pas 10 ans.

Mais Showkutally Soodhun peut-il contester l’admissibilité de l’enregistrement de cette vidéo ? Selon Me Yousuf Mohamed SC, le ministre ne peut objecter à la production de l’enregistrement. Et même si la vidéo ne peut être produite devant une cour de justice, les témoins sont suffisants.