Port-Louis: Enceinte, une trentenaire agressée au ventre par son époux


Son époux la soupçonne d'infidélité. C'est pourquoi il l'aurait tabassée le samedi 5 août.




Une Portlouisienne, d'origine indienne et âgée de 32 ans, aurait pu perdre son futur enfant.

Enceinte de deux mois, elle a été rouée de coups par son mari. Selon la présumée victime, il l'a violemment agressée au ventre pour se débarrasser du bébé car il pense qu’il n’en est pas le père…

Aisha* dit vivre un cauchemar depuis avril dernier. Elle a effectué le nikka (mariage) avec Ali*, 33 ans, le 22 avril dernier. Mais après seulement deux semaines de mariage, selon Aisha, son époux s'est mis à la frapper.

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Le samedi 5 août, Ali l'a sauvagement agressée pour mettre fin à sa grossesse. Blessée, elle s'est rendue à l'hôpital Jeetoo où elle a été admise pendant deux jours. Ensuite, elle s'est réfugiée auprès de sa soeur.

Dans une plainte déposée au poste de police de Line Barracks, Aisha raconte:

Ali m'a cogné la tête contre un mur et donné des coups au ventre mais j'ai pu esquiver. Je vis un calvaire. C’est mon deuxième mariage. J'ai fait la connaissance de Javed en février dernier à travers un proche et nous nous sommes mariés en avril. J'avais cru avoir trouvé le bonheur mais le pire m'attendait. Javed m'agressait et m’insultait souvent sans raison. Il me traitait comme un animal. Après avoir appris ma grossesse, il a tout fait pour que je perde mon bébé. Il soupçonne que ce n'est pas son enfant alors que je suis bien enceinte de lui. Je suis prête à faire des tests ADN pour lui prouver que c'est son bébé.

Ali, de son côté, nie en bloc les allégations portées contre lui. Il explique que Aisha agit de la sorte afin de lui soutirer de l'argent:

Je n'ai jamais agressé Ruksana. Elle veut mes biens et c'est la raison pour laquelle elle m'accuse. Li pas enceinte pou mwa, li même koner kisanla so zenfant li p saryer, pas pou mwa ca. Après deux semaines de mariage, je n'ai plus eu de relations sexuelles avec ma femme car elle m'avait empêché de l’approcher et j'ai respecté sa décision.

Selon lui, c'est un complot contre lui. Ali devra être interrogée par la police très prochainement. Le dossier a été référé à la police de Plaines-des-Papayes qui mène l'enquête.

* prénoms modifiés