Policières harcelées : “Li ti p cachiéte derrière la porte avant essaye embrasse nous”

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Deux policières affectées dans un poste de police de Port-Louis ont été récemment transférées pour avoir dénoncé leur supérieur de harcèlement. L’un des incidents a eu lieu le 9 avril.




Plusieurs policières préfèrent se taire de peur de perdre leur emploi.

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La Police Officers Solidarity Union (POSU) monte au créneau et compte envoyer une lettre au PMO et au ministère de l’Égalité du genre pour dénoncer les cas de harcèlements dans la force policière.

Pour l’inspecteur Jaylall Boojhawon, président de la POSU, ces quelques cas ne reflètent pas la réalité.

Il y a beaucoup plus de cas. Nous les avons encouragées à dénoncer et les avons assurées qu’elles recevront une protection syndicale. Mais elles ont très peur. Les policières ne veulent pas dénoncer par crainte de représailles.

Ce récent cas a éclaté lorsque les proches d’une des policières, qui a été victime de harcèlement, ont alerté la Police Internal Assessment Cell (PIAC). Une cellule mise en place pour enquêter sur les plaintes faites par les membres de la police contre leurs collègues.

Alertée, une inspectrice a encouragé la victime à dénoncer ce cas de harcèlement. Mais après avoir raconté son calvaire, sa vie est devenue un enfer. Elle a ensuite été mutée. L’inspecteur Jaylall Boojhawon se demande si ces affaires sont vraiment traitées en toute confidentialité.

Les policières ne font pas confiance à la PIAC. De plus, comment se fait-il que les policiers enquêtent sur leurs propres collègues ? Sur quels critères les membres de la PIAC ont-ils été choisis ?

Les policières se disent persécutées et victimes de remarques désobligeantes. L’une d’elles, qui s’est rendue au syndicat de la police, raconte que le supérieur se serait caché derrière la porte pour ensuite profiter pour commettre des actes désobligeants.

Li ti p faire méchanceté. Li ti p cachiéte derrière la porte avant essaye embrasse nous kan nous rentre dans ene pièce.

La victime explique que le haut gradé trouvait toutes sortes de prétextes pour la faire venir dans son bureau pour la harceler et faire des commentaires à caractère sexuel.