Paralysé après un accident : Rayan Brette obtient des dédommagements de Rs 10 millions

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La famille de Rayan Brette peut enfin pousser un ouf de soulagement après sept années de bataille. Sept années durant lesquelles elle attendait que justice soit faite. Même si l’avenir du jeune homme est à jamais brisé…




Rayan et ses parents.

Sheila Brette, la mère de Rayan, nous confie :

J’ai tellement pleuré… Je voulais tellement que mon enfant puisse continuer à vivre décemment, sans manquer de rien.

Durant la semaine écoulée, la sentence a été prononcée en cour. Rayan Brette a obtenu Rs 10,1 millions en guise de dédommagements, après l’accident…

Ce jour fatidique, Sheila s’en souvient comme si c’était hier.

Il était descendu du bus pour rentrer à la maison quand il a été renversé par un van.

Ce dernier avait 7 ans à l’époque. Aujourd’hui, il est cloué au lit.

Il ne marche pas, ne bouge pas, il ne voit pas non plus et ne parle pas du tout.

L’ado, qui a 14 ans maintenant, a besoin de sa mère et d’une aide-soignante en permanence.

Il n’avale que de la purée et ne boit que du lait, quelque-fois avec des céréales faciles à ingurgiter.

En cour, Sheila a mis l’accent sur les conditions déplorables dans lesquelles vivent Rayan et la famille. Au départ, Rayan n’avait pas les équipements adéquats et la maison qu’ils louent actuellement à L’Amitié n’est pas adaptée à ses besoins spéciaux.

Toit la couler, li ti p commence grainer ek ca ti ene gros problem pou Rayan.

Rayan Brette

Le père de l’adolescent, qui travaillait “lor tablisman” avait, quant à lui, pris, sa retraite un an avant l’accident. Il a, aujourd’hui, 67 ans. Il nous explique :

Ca cash ki nous finn gagner la pou servi pou arrange nous lakaz dans Piton.

Endroit qui abrite le lopin de terre qu’il a eu après avoir opté pour le Voluntary Retirement Scheme (VRS), indique le papa. Qui ajoute que tout l’argent qu’il avait obtenu a été utilisé pour les traitements de son fils.

Rayan a aussi une grande soeur qui a, elle, dû arrêter l’école à un jeune âge. Elle travaille dans une firme privée. Pour les Brette, cette décision de justice est synonyme de nouveau départ. Sheila ajoute :

C’est sûr que ces Rs 10 millions ne permettront jamais à mon fils d’avoir une vie normale et rien ne pourra lui rendre toutes ces années. Mais cela lui permettra d’avoir une meilleure qualité de vie.

D’autant plus qu’un jour, elle ne sera plus là pour s’occuper de son enfant.

Rayan pou ena ca cash la pou ki kikenn kapav occupe li.

D’ici là, la famille compte se rendre à l’étranger pour avoir d’autres avis médicaux.