Me Assad Peeroo: “Je suis surpris par le manque d'éthique de l'avoué Kaviraj Bokhoree”

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L'avocat Assad Peeroo se dit choqué par le manque d'éthique flagrant de l'avoué Kaviraj Bokhoree à l'encontre d'un Senior Counsel, en occurence Me Razack Peeroo, et pense que c'est lié à sa candidature à l'élection partielle au no 18.




Me Assad Peeroo

Me Assad Peeroo explique pourquoi son père, Me Razack Peeroo, et lui se sont retirés comme avocats dans l'affaire Barkly:

Je dois d’abord faire l’historique de la façon dont je suis entré dans cette affaire. J’ai parlé au député Guito Lepoigneur à propos d’une injonction qu’on devrait loger contre l’État par le biais de l’avoué Kaviraj Bokhoree. Vendredi dernier, les habitants de Résidence Barkly m’ont contacté ainsi que Guito Lepoigneur et Kaviraj Bokhoree. C’est là que tout commence.

Avec Kaviraj Bokhoree, nous avons fait une demande d’injonction pour empêcher les travaux d’avoir lieu. La Cour suprême n’a pas accordé d’injonction intérimaire mais a ordonné aux autorités de venir s’expliquer, le lundi. Malgré tout, les travaux de démolition ont continué. Guito Lepoigneur et moi avions négocié de nouveau avec les autorités pour chercher cette fois-ci une injonction de la Cour suprême pour stopper les travaux jusqu’à lundi.

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Toujours accompagné de l'avoué, je suis allé en Cour suprême pour évoquer la situation réelle à Résidence Barkly. Nous avons parlé à l’homme de loi Nawaz Dhookee pour qu’il rédige un autre affidavit avec des éléments nouveaux pour demander, cette fois-ci, l’arrêt immédiat de la destruction des maisons en question. J’ai laissé le soin à Kaviraj Bokhoree d’aller se présenter devant la juge en Chambre.

De retour à Résidence Barkly, j’ai conseillé à Kaviraj Bokhoree, l’avocat Nawaz Dhookee et à tous les habitants d’aller porter plainte au poste de police. Le lendemain à 8 heures, j’ai rencontré les habitants et on a travaillé sur le dossier jusqu’à midi. Kaviraj Bokhoree et moi nous avons décidé de retenir les services d’un Senior Counsel car on savait que ce cas n’était pas gagné d’avance, il s’agit tout de même d’un procès contre l’État. Je suis allé convaincre mon père Me Razack Peeroo, SC, GOSK, afin de nous épauler dans ce juste combat.

Entre-temps, Kaviraj Bokhoree, sans avoir l’autorisation de Me Razack Peeroo, en avait déjà informé la presse. Malgré tout, après mon intervention, mon père a accepté. Le panel d’avocats sous la férule de Me Razack Peeroo est parti en cour et on a remporté une deuxième bataille. La cour a maintenu l’injonction intérimaire jusqu’à mardi 13 h 30. On a travaillé sur le dossier toute la nuit jusqu’à trois heures du matin.

Nos services avaient été mis à la disposition des Applicants purement sur le plan humanitaire. Il n’a pas été question d’argent et non plus de pourcentage sur le dédommagement ou de compensation payée aux plaignants. Que ce soit bien clair !

Mais Kaviraj Bokhoree nous a informés sans la moindre explication qu’il allait lui-même personnellement continuer avec cette affaire. Cela veut dire que nous n’avons pas eu d’instructions pour continuer. Nous étions surpris de ce manque d’éthique flagrant d’un avoué à l’encontre d’un Senior Counsel, en la personne de Me Razack Peeroo. Cela nous a tous choqués. Voilà pourquoi nous nous sommes retirés de l’affaire. Rappelons-nous que dans les affaires au civil, c’est l’avoué qui donne des instructions à l’avocat.

Me Assad Peeroo que toute cette affaire est liée à la candidature de Kaviraj Bokhoree à l'élection partielle au no 18 :

Comme tout le monde le sait, Kaviraj Bokhoree a annoncé sa candidature à l’élection partielle au n°18. Il laisse planer le doute sur ses intentions lorsqu’il clame haut et fort qu’il n’associe pas la politique au malheur des gens. La façon dont il a agi dans cette affaire remet en question ses objectifs réels, surtout quand il dit combattre l’injustice et l’abus de pouvoir. S’il a pu subtilement éliminer un panel d’avocats sans avoir le courage de s’expliquer vis-à-vis de ses collègues, cela en dit long.