Mauritius Duty Free Paradise: L’angoisse de deux jeunes licenciés

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Certains ont des responsabilités familiales, d’autres sont endettés… Les licenciés de la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP) vivent difficilement leur situation actuelle. Rencontre avec deux d’entre eux.




Ashfaq Peeroo

Ashfaq Peeroo croyait que son avenir était assuré quand il a été embauché à la MDFP, en septembre 2013.

Ce jeune Curepipien issu d’une famille modeste aidait financièrement sa famille et avait des projets plein la tête. Aujourd’hui, retour à la case départ.

Depuis sa mise au chômage, il dépend de son père, chauffeur d’autobus, qui est le seul gagne-pain d’une famille de quatre membres.

Ashfaq indique qu’il avait un salaire de base maigre et qu’il n’a pu mettre des économies de côté à cause d’un projet de construction:

Mon bizin arrête tout ene sel kou. Mo p bizin faire boukou démarches, mo p aller vini bureau travail. Mo dans ene situation bien difficile. Mo mari stressé parski mo p bizin dépan lor mo papa ki déjà vieux li même.

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Jevina Ramasawmy

Jeune mariée, Jevina Ramasawmy avoue qu’elle vit “un cauchemar depuis trois mois”.

Comme Ashfaq Peeroo, elle pensait avoir un emploi stable. Cette habitante de Quatre-Bornes veut retrouver son emploi au plus vite afin de pouvoir aider son époux, chauffeur d’autobus.

Mo mari ti prend ene gros loan pou nous lakaz. Nous ti p répaye li à deux.

Aujourd’hui, l'époux de Jevina est contraint à faire bouillir la marmite seul, rembourser l’emprunt ainsi que les dettes de sa femme. D’ajouter que son salaire de Rs 10 000 qu’elle a touché pendant quatre ans ne lui a pas permis d’économiser:

Mo pan kav économise grand zafer avec mo mariage, mo lakaz. Mo p même bizin demande cash pou faire mo ban démarches. Si seulement zot ti donne nous l'assurance ki nous pou ré gagne nous travail. Nous p vive dans l'incertitude ek ca mari stressant.