Jumelles Sookun : Un deuxième gynécologue sous les feux des projecteurs

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Après le Dr Arvind Ramgulam, un deuxième gynécologue est ciblé dans l’affaire des “jumelles” à l’hôpitaldu Nord. Il s’agit du Dr Premchun Gobin, le premier qui aurait diagnostiqué deux foetus quand il aurait ausculté Neha Sookun vers la 5e ou 6e semaine de sa grossesse.




Premchun Gobin

Le couple Sookun affirme qu’il a été le premier docteur à avoir diagnostiqué la présence de deux foetus quand il a ausculté Neha Sookun.

C’est le Dr Gobin qui m’a auscultée la première fois. Les autres médecins ont ensuite affirmé qu’il y avait deux bébés.

Cependant, le principal concerné nie être mêlé à l’affaire des “jumelles” des Sookun. 

Je n’ai jamais vu cette patiente.

Neha Sookun et son bébé.

De sources concordantes, nous avons eu confirmation de son transfert de l’hôpital SSRN à celui de Victoria, à Candos, récemment. Sous contrat avec le ministère de la Santé, le gynécologue a préféré décliner l’offre, compte tenu de la distance qu’il aurait eu à parcourir, surtout la nuit, s’il devait répondre à toute urgence.

J’habite à Terre-Rouge, je ne peux sortir de ma localité pour répondre à une intervention à l’hôpital de Candos et faire le chemin en sens inverse la nuit.

Il a donc refusé son transfert, mais a adressé une requête au ministère de la Santé pour être maintenu à son poste.

Une source au ministère indique qu’une enquête approfondie sera enclenchée très prochainement pour faire la lumière sur toute cette affaire. L’enquête serait présidée par Me Carol Green-Jokhoo, Assistant Parliamentary Counsel au State Law Office.

Le Medical Council n’a pas besoin de l’aval de la PSC

Nul besoin de l’autorisation de la PSC pour que le Medical Council ouvre une enquête sur un médecin opérant dans le public. Cette précision survient après qu’un préposé de l’Ordre des médecins a déclaré, dans la presse, que cette instance doit, au préalable, avoir l’aval de la PSC pour enquêter sur des médecins du public.

Au niveau de la commission, on laisse entendre que la délégation des pouvoirs a été effectuée en 2010, permettant au Medical Council d’enquêter sur des allégations de négligence médicale.

Une source autorisée de la PSC explique qu’au bout de son enquête, l’affaire est dirigée vers le Medical Disciplinary Tribunal qui produit un rapport. Celui-ci comprend des recommandations portant sur des mesures disciplinaires que la PSC pourrait prendre contre les personnes concernées.

Si pendant longtemps la PSC acceptait le rapport du tribunal tel quel, à présent elle exige que l’Ordre des médecins prenne en considération s’il y a eu des circonstances apaisantes ou aggravées. Notre interlocuteur ajoute :

Ainsi, on s’attend que le Medical Council prenne ses responsabilités afin qu’on puisse par la suite prendre une décision quant au sort du médecin, à notre tour.