Incendie à Shoprite: Opération de sauvetage désorganisée

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Dès le début de l’incendie, aux alentours de 17 h 35 dimanche 12 novembre, l’opération des pompiers a commencé dans la confusion totale.




Alors que les flammes gagnaient du terrain dans l’entrepôt de l’hypermarché Shoprite, la force policière, la SMF et la SSU ont été mandées sur place.

Sauf que pendant très longtemps, personne ne savait qui était aux commandes des opérations. Finalement, c’est la police qui a pris les choses en main et a délimité la zone.

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Mais les choses ne se sont pas arrangées pour autant. Au vu de cette organisation pour le moins chaotique et le manque d’équipements adéquats, il était évident que l’entraînement des soldats du feu n’était pas approprié face à un sinistre de cette ampleur.

Dès leur arrivée sur les lieux, les pompiers, qui avaient déjà commencé à pénétrer dans l’entrepôt en flammes, avançaient au hasard, faute de plan des lieux.

Ils devaient demander conseil à quelques employés de Shoprite qui étaient sur place. Ce n’est que vers 2 heures du matin, hier, qu’ils ont finalement eu le plan de l’entrepôt, qui fait 500 m² avec une mezzanine.

Leur avancée à l’intérieur était pénible, en raison de la fumée toxique qui avait envahi le bâtiment et ses environs. Les combinaisons des pompiers n’étaient pas adaptées à la chaleur et il leur a fallu du temps avant de maîtriser les foyers.

Il a fallu attendre plus de 13 heures après le début de l’incendie avant que les pompiers n’annoncent qu’ils ont maîtrisé trois des quatre foyers d’incendie.

Dinesh Domah

L’absence de communication n’a pas arrangé les choses. La famille de Dinesh Domah, l’employé de Shoprite prisonnier des flammes, s’est rendue sur place dès qu’elle a eu la nouvelle. Mais une fois à Trianon, les membres de la famille ont fait face à un mur de silence. Personne pour les informer de l’état de la situation.

Plusieurs fois, ils étaient bousculés par les autorités qui leur demandaient de s’éloigner du site. D’où leur exaspération. Une colère d’autant plus exacerbée du fait que cela faisait plusieurs heures que le disparu était piégé à l’intérieur du bâtiment en flammes, sans qu’aucun des 80 pompiers ne puisse l’évacuer.

Il a fallu attendre 6 heures du matin, hier, pour que la communication reprenne. La satisfaction du ministre Mahen Jhugroo quant aux efforts des pompiers n’a pas suffi à rassurer la famille de Dinesh Domah, 24 ans, démunie devant une telle situation.