Incendie à Shoprite: Conditions difficiles pour les soldats du feu

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Un peu moins de 48 heures. C’est le temps qu’il a fallu aux soldats du feu pour circonscrire l’incendie. Ils sont nombreux à lourdement critiquer la “lenteur” des pompiers, mais ils travaillent dans des “conditions difficiles”, a souligné le ministre Mahen Jhugroo lors d’un point de presse, hier mardi 14 novembre. Ce, malgré leurs équipements. Zoom.




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Casque et cagoule

Casque et cagoule

Le pompier est doté d’un appareil respiratoire qui comprend un masque sur le visage et une bouteille d’air comprimé, le Self Contained Breathing Apparatus (SCBA). L’appareil est utilisé lorsque des interventions dans un environnement insoutenable sont nécessaires. Surtout avec une fumée toxique, comme c’était le cas à Shoprite.

La bouteille dure habituellement jusqu’à 45 minutes. Sauf qu’hier, à Trianon, tout ce que l’on voyait c’était des pompiers qui faisaient le va-et-vient, à peine rentrés dans l’entrepôt. Car l’air s’épuisait plus vite que prévu. Un pompier nous explique:

Cela dépend de la capacité physique du pompier et aussi de son mouvement pendant son opération. Lorsqu’il est immobile, un humain respire environ 40 litres d’air par minutes mais cela augmente en fonction de son activité.

Pas moins de 800 bouteilles d’oxygène ont été utilisées pour cette intervention.

Torche

Torche

Même s’ils étaient équipés d’une torche, les pompiers avaient une visibilité réduite sur le site de l’incendie. Ce, en raison de l’épaisse fumée noire qui se dégageait de l’entrepôt.

La zone de stockage est immense et très compact. Il y a du plastique, de l’huile, du carton, du chocolat ou encore des bouteilles de whisky. Ce sont des produits qui dégagent des gaz toxiques quand ils brûlent.

Pantalon, manteau, paires de gants et de bottes

Pantalon, manteau, paires de gants et de bottes

Ces matériaux ont tous un point commun : ils sont conçus pour protéger les soldats du feu de la chaleur du feu et ainsi éviter les brûlures.

Ces équipements peuvent résister à une température allant jusqu’à 500°C. Sauf que la température à l’intérieur de l’entrepôt a atteint plus de 1 000°C.

Notons que les pompiers qui sont affectés à l’aéroport sont, eux, munis de matériels pouvant résister à une température maximale de 2 000°C.