Histoire: Cap Malheureux tire son nom du naufrage du St Géran

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Cap Malheureux est un village de pêcheurs d’environ 5 000 habitants, situé sur la côte nord de Maurice. Devenu lieu de villégiature, il abrite de luxueux bungalows et plusieurs hôtels. Il offre une vue imprenable sur les îlots du nord, Coin de Mire et île Plate, situés à quelques milles au large.




Selon la légende, son nom proviendrait des naufrages de bateaux qui survinrent dans les parages. Il dériverait plus particulièrement du naufrage du Saint Géran, immortalisé par Bernardin de St Pierre dans Paul et Virginie et qui ne put le doubler puisqu’il fit naufrage avant, dans les parages de l’île d’Ambre, au nord-est.

La première mention du cap figure sur la carte de l’Abbé de la Caille en 1753. D’aucuns disent aussi que le lieu porte bien son nom puisque les Anglais débarquèrent à cet endroit pour s’emparer de l’île en 1810…

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Mais Cap Malheureux est aujourd’hui célèbre pour sa chapelle au toit rouge, véritable icône du village et même de tout le littoral nord. Située juste en face du Coin de Mire, les visiteurs s’y déplacent en grand nombre pour se faire photographier et admirer le panorama. Avec son architecture à colombage, sa toiture rouge sang, son clocheton pointant vers le bleu céleste, elle trône magnifiquement au milieu d’une pelouse verdoyante et constitue une véritable attraction.

La chapelle porte le nom de Notre-Dame Auxiliatrice, synonyme de Notre-Dame de Bon Secours et dédiée à la Vierge Marie. Elle fut fondée en août 1938, à l’initiative de l’abbé Albert Glorieux. Ce missionaire belge s’est inspiré d’une chapelle de pélerinage à Peruvvelez en Belgique, dédiée à Notre-Dame de Bon Secours et qui attire chaque année des milliers de pélerins.

Si la chapelle de Cap Malheureux n’attire pas les gens pour les mêmes raisons, il n’en est pas moins vrai qu’elle reçoit chaque jour de nombreux visiteurs et qu’elle est devenue un véritable pôle touristique sur le littoral nord. Peut-être que la Vierge Marie y est finalement pour quelque chose…

Source: Histoires Mauriciennes