Fraude alléguée de 10 millions d'euros: Les ex-patrons toulousains restent en prison

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La magistrate Naveena Parsuramen, siégeant en cour de district de Port-Louis, a rejeté la demande de libération sous caution du couple Sicart, hier lundi 19 juin.




Les deux ex-patrons sont soupçonnés d'escroquerie et de blanchiment.

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Interpellés le 13 juin à Maurice après avoir fui la France en 2015, les ex-patrons de la société Callejo-transports, près de Toulouse, restent en détention.

Jonathan Sicart et son épouse Carine Sicart-Callejo, viennent d'être reconduits en cellule après leur comparution hier matin, lundi 19 juin, devant la cour correctionnelle de Port-Louis.

La magistrate a rejeté leur demande de remise en liberté conditionnelle et sous caution “sur la base des précédents cas de personnes arrêtées ayant fui le pays”.

Le couple de toulousains qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt, après des soupçons d'escroquerie et de blanchiment d'argent au préjudice de leur ancienne société de transports à Lespinasse, est placé en détention au moins jusqu'au 22 juin. Date à laquelle doit être débattue une motion d'extradition réclamée par le bureau de l'Attorney General.

Mari et femme sont soupçonnés d’escroquerie, d’usage de faux et d’abus de confiance, en marge d’une fraude alléguée de 10 millions d’euros (Rs 400 millions) commise au préjudice d’une entreprise toulousaine, Callejo Transports, dont ils étaient les patrons. Cette fraude a mis en péril l’avenir des 230 employés de la firme spécialisée dans l’acheminement de marchandises et basée près de Toulouse, en France.

Par ailleurs, le grand père maternel des enfants mineurs du couple est arrivé à Maurice pour s'occuper d'eux.