Affaire BAI: Adeela Rawat et son époux réclament Rs 200 millions de dommages

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Les charges provisoires qui pesaient contre eux ayant été abandonnées, Adeela Rawat et son mari Claudio Feistritzer ont déposé, hier, par le biais de leurs avocats, Mes Ayesha Jeewa et Gavin Glover, une plainte au greffe de la Cour suprême. Ils réclament des dommages de Rs 100 millions chacun.




(De g. à dr.) Claudio Feistritzer, Adeela et Laina Rawat.

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La plainte de plus de 100 paragraphes est dirigée contre l’État, le commissaire de police (CP), Mario Nobin, et l’assistant CP, Heman Jangi.

Dans une plainte rédigée par l’avouée Ayesha Jeewa, Adeela Rawat-Feistritzer explique qu’elle a rejoint la BAI en 2002, après des études universitaires en Psychologie et Business Management & Administration. De 2002 au 2 avril 2015, elle s’occupait du marketing, des relations publiques et des événements de tout le groupe. Et le 2 avril 2015, elle apprend que des interdictions de quitter le pays allaient être déposées contre sa famille et elle.

Dans la nuit du 2 avril 2015, la licence d’opération de Bramer Banking Corporation Ltd est révoquée aux environs de minuit. Le lendemain, BAI (Mauritius) Ltd est placée en redressement judiciaire. Les conséquences ont été immédiates, selon Adeela Rawat-Feistritzer. Elle est licenciée “sans aucune compensation ni salaire pour le mois de mars 2015”.

Et cela après 13 ans passés à travailler pour le groupe. Adeela Rawat-Feistritzer sera placée en état d’arrestation le 17 juin 2015. Trois accusations provisoires seront déposées contre elle, puis rayées par le tribunal de Curepipe. Elle déclare avoir perdu deux appartements, dont un à Floréal valant Rs 25 millions et l’autre évalué à Rs 22 millions. Elle dit aussi avoir perdu une Mercedes au coût de Rs 5 millions, en raison du fait qu’elle s’est retrouvée “sans emploi” et sans revenu “pour rembourser ses emprunts”.

Son époux, Claudio Feistritzer, ancien président de Bramcom Holding, qui regroupait toutes les compagnies du groupe British American Investment (BAI), raconte que “l’un des Senior Executives du groupe BAI avait été appelé dans une réunion avec l’ancien ministre Roshi Bhadain et que ce cadre avait été informé que le gouvernement demandait un engagement de Dawood Rawat, réclamant que ce dernier vende le groupe BAI pour une roupie symbolique à un groupe inconnu.”

Il dit qu’il a perdu un appartement, ne pouvant honorer ses dettes, son toutterrain valant Rs 4 millions et avait même fait l’objet d’une enquête auprès de la Mauritius Revenue Authority, qui a trouvé qu’il était en règle avec ses impôts.

Son arrestation et le calvaire qu’il a vécu constituent, selon Claudio Feistritzer, un acte arbitraire, injuste, illégal et malicieux, conséquences d’un abus d’autorité. “They acted in an oppressive manner with the intention of intimidating Dawood Rawat not to resist or fight the dismantling of the BAI Group”, dit-il dans sa plainte.