Vanshika Ramsurrun et sa passion pour le tricot


Donnez-lui une aiguille à tricoter et une pelote de laine et elle fera des merveilles. Robes, bijoux, sacs, bottes… Vanshika Ramsurrun ne s’impose aucune limite et crée au gré de ses inspirations. Bien que certains diront que c’est une passion de «grand-mère», la demoiselle de 26 ans vit une véritable passion pour le crochet et en est très douée. Rencontre.




Vanshika arborant ses jolis bijoux en crochet.

C’est une passion qui lui a été transmise par sa mère, Ashwini:

Petite, j’aimais la regarder tricoter. Puis, vers l’âge de 11 ans, elle m’a initiée au crochet et m’a appris les bases. Elle est un vrai génie dans ce domaine.

A 20 ans et maîtrisant son art à la perfection, la jeune femme se met alors à confectionner des vêtements en crochet pour des membres de sa famille et pour elle.

Deux ans plus tard, elle décide de commercialiser ses produits à Maurice:

Lors d’un voyage à l’étranger, j’avais vu un magnifique haut en crochet dans un magasin. Toutefois je n’avais pas assez d’argent pour l’acheter. De retour à Maurice, j’ai essayé de me le confectionner et j’y suis parvenue. C’est ainsi que j’ai décidé de me lancer dans le crochet et j’ai monté ma propre affaire.

Loading...
La jeune femme portant quelques unes de ses créations…

Et l’aventure dure toujours cinq ans après pour l’habitante de Camp de Masque, bien qu’elle soit détentrice d’un diplôme en Health and safety.

Je n’ai jamais eu peur des défis.

La demoiselle de 26 ans est aussi enregistrée à la MQA et peut ainsi donner des cours. D’ailleurs, elle est titulaire en crochet dans un collège à Flacq et elle donne des cours de base et avancés aux dames.

Je suis toujours prête à partager mes connaissances et mon savoir-faire.

Vanshika Ramsurrun nous explique qu’elle crée ses propres modèles, qu’ils soient simples ou plus élaborés.

Mes créations sont des collections très rares et elles doivent d’être maniées avec précaution. Je mets toujours l’accent sur l’élégance, le confort et fais de sorte à ce que chaque pièce soit unique. J’ajoute ainsi ma petite touche personnelle, pour que chaque création soit magique.

Clients d’ici et d’ailleurs

Les clients, poursuit notre interlocutrice, viennent des quatre coins du pays et n’hésitent pas à parcourir de longs trajets pour s’offrir ses services.

J’ai même des clients à l’étranger.

Vanshika soutient respecter toujours les exigences de sa clientèle afin de toujours les satisfaire.

Ce métier nécessite du temps et requiert de la patience, mais jusqu’à présent, je n’ai pas fait face à de grandes difficultés. Normalement, je travaille seule mais quand j’ai trop de commandes, j’ai recours à la main d’oeuvre de quelques dames qui travaillent avec moi à temps partiel. Mais, je mets un point d’honneur à apporter la touche finale.

Ses spécialités sont des robes en crochet très élégantes, des maillots de bain et des bikinis multicolores, des sacs à main, des gilets ou encore des ponchos tendance. Elle confectionne aussi des couronnes de mariée ou encore des ‘choli’ traditionnels indiens. Cette artiste aux doigts de fée pousse encore plus loin sa liberté de créer et réalise des bottes, des bijoux, des draps, rideaux et coussins en crochet, entre autres.

Il est très rare de trouver ce type de produits en crochet faits maison sur le marché local.

Pour Vanshika, son talent est «un don du ciel».

Tout le monde peut apprendre les bases du crochet, mais il faut une bonne dose de créativité et de savoir-faire pour réaliser des pièces qui sortent de l’ordinaire.

Elle nous confie qu’elle n’a pas de boutique à Maurice et tisse sa clientèle à travers les réseaux sociaux, tels Facebook.

Je fais aussi construire une grande salle chez moi où je compte recevoir mes clients et exposer mes produits. J’y donnerai aussi des cours de crochet.

Celle-ci sera prête d’ici deux mois. ‘Vanshika’s Crochet Collection’ a, ainsi, pu être mis sur pied avec l’aide de sa grande sœur Doushika Ramsurrun. En attendant, notre fée crochet se tisse, de fil en aiguille, une solide réputation dans le domaine…

Source: Le Matinal