Ces ministres qui ont été contraints à démissionner...

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Des ministres mauriciens ont dû démissionner de leur poste volontairement ou y ont été contraints. Soit pour avoir agi d’une façon indigne dans l’exercice de leurs fonctions ministérielles, soit pour leur implication dans des transactions douteuses. Certains ont par la suite été blanchis par la cour. Voici les cas répertoriés depuis 1975.




1975

1975 Alex Rima

En juillet 1975, ministre de l'Emploi dans le gouvernement de coalition Parti travailliste-CAM-tranfuges PMSD et IFB, Alex Rima, alors député correctif pour la circonscription no 4 (Port-Louis Nord/Montagne-Longue) fut contraint de quitter le gouvernement sous la pression après avoir opposé une résistance longue de dix-huit mois à une opinion publique alors très mobilisée !

Député populaire ayant, de surcroit, une solide assise syndicale dans les municipalités, le Port, l'industrie sucrière et chez les artisans en général, Alex Rima avait commis l'erreur de déserter le camp qui l'avait fait élire et son leader, Gaëtan Duval.

Lorsque, arrivé en décembre 1973, sir Seewoosagur Ramgoolam choisit de chasser le PMSD de son gouvernement. Avec une flopée de transfuges PMSD, dont il prit d'ailleurs la tête, Alex Rima décida de conserver son maroquin.

Gaëtan Duval, qui prit très mal ce qu'il considéra comme une "trahison", promit "d'obtenir sa peau". Et, effectivement, il finit par l'avoir.

En fait, Rima n'avait pris aucun pot de vin de quiconque. Mais, le dossier que déposa Duval contre lui au Parlement et devant la justice fut particulièrement chargé. Affidavits à l'appui, son ancien leader lui reprocha vol, escroquerie et détournement. Et, une seule de ces sales affaires finit par aboutir en mai 1975 quand le magistrat de la Cour intermédiaire, Harris Balgobin, trouva Rima coupable d'un vol de clés et le condamna à l'amende.

Ce fut pour un simple délit de droit commun qui n'avait donc rien à faire avec ses fonctions ministérielles. Il fit appel à la Cour suprême et SSR lui conseilla de demeurer à son poste jusqu'au jugement de cette instance, mais il fut débouté. La condamnation de Rima et, surtout, son obstination à se maintenir au gouvernement furent suffisantes pour liguer tout le monde contre lui, y compris au sein du Parti travailliste qui l'avait accueilli...

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